ONU : la Ville de Bordeaux veut faire reconnaître l'économie sociale et solidaire

Publié le 19 juillet 2022

Le 22 juillet, Pierre Hurmic, maire de Bordeaux et président du Forum mondial de l'économie sociale, GSEF (Global Social Economy Forum) se rendra à l'Organisation des Nations-Unies (ONU) pour promouvoir l'économie sociale et solidaire (ESS).
ONU : la Ville de Bordeaux veut faire reconnaître l'économie sociale et solidaire
L'Organisation des Nations-Unies (ONU) pourrait adopter une résolution sur l'économie sociale et solidaire (ESS) lors de son assemblée générale de septembre. Une reconnaissance qui serait historique. Afin de préparer cette résolution, un événement sera organisé le 22 juillet au siège de l'ONU à New-York pour reconnaître la contribution de l'ESS aux Objectifs de Développement Durable (O.D.D.) et fédérer les pays autour du projet de résolution. Pierre Hurmic, maire de Bordeaux et président du Global Social Economy Forum (GSEF), depuis le début de l'année, après avoir succédé au Maire de Séoul, est invité à cette manifestation où il représentera les gouvernements locaux et acteurs de l'ESS.

A l'initiative de l'Espagne, cet événement rassemblera : différents gouvernements mobilisés (Sénégal, République Dominicaine, Gabon, Togo, Slovénie…), la Task-Force inter-agences de l'ONU sur l'ESS qui a préparé le projet de résolution, le GSEF et les organisations de la société civile et des gouvernements locaux qui promeuvent l'ESS.
La pandémie du Covid-19 impose en effet un nouveau modèle de développement, dans lequel l'économie sociale et solidaire occupe une place centrale. Cette "économie autrement" regroupe les entreprises et les associations qui servent un intérêt collectif ou général et reposent sur les principes de coopération volontaire et d'entraide, de gouvernance démocratique ou participative, d'autonomie et de primauté de l'humain et de la finalité sociale sur le capital. Elle constitue une réponse aux demandes de solidarité comme à l'urgence écologique ou à la transition numérique. 

Les institutions internationales reconnaissent ainsi de plus en plus l'ESS comme la norme de l'économie de demain et encouragent les gouvernements à mettre en oeuvre des politiques visant à la développer : plan d'action de la Commission européenne en 2021, conclusions de l'Organisation internationale du Travail (OIT) en 2022, recommandation de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2022… Le GSEF s'y engage résolument, comme l'a confirmée la participation de Pierre Hurmic au Sommet européen de Strasbourg "L'économie sociale, le futur de l'Europe", les 5 et 6 mai derniers.

"Toutes les forces convergent : les aspirations de la "génération climat" en quête de sens sur le marché du travail, les investisseurs qui plébiscitent la finance durable, les consommateurs de plus en plus responsables… et aujourd'hui l'Organisation des Nations-Unies qui prépare une résolution sur l'économie sociale et solidaire, qui pourrait être adoptée lors de son assemblée générale de septembre", indique Pierre Hurmic, président du GSEF.

En Europe et dans de nombreux pays, ce modèle d'entrepreneuriat s'annonce comme une réponse aux "générations climat", dont le mouvement de désertion vis-à-vis d'un libéralisme débridé et prédateur ne cesse de s'amplifier, comme ont pu le montrer les récentes cérémonies de remise de diplômes des grandes écoles. Des étudiants nouvellement diplômés refusent désormais d'aller travailler dans des entreprises qui ne sont pas solidaires de la planète, à l'image des jeunes ingénieurs d'AgroParisTech qui ont appelé à "bifurquer" et à refuser le "système". Pour Pierre Hurmic, l'ESS est "la norme de l'économie responsable de demain, c'est un acteur clé de la transformation écologique".