Groupe Bordeaux ensemble - Novembre/décembre 2022

Bordeaux aurait pu et aurait dû anticiper la crise financière que vont connaitre la ville et ses habitants cet hiver !

La ville de Bordeaux déploie un plan de sobriété énergétique pour faire face à une hausse de 286 % de sa facture énergétique. Pour les finances municipales, cette hausse de la facture correspond à environ 22 millions d'euros. Les économies de consommation décidées par la municipalité devraient permettre de dégager 3 millions d'euros : Bordeaux doit encore trouver 19 millions d'euros d'économies supplémentaires !

Cette addition très salée aurait pu être absorbée si les finances municipales étaient gérées avec prudence depuis deux ans. Au début du mandat, un audit des finances de la Ville avait démontré que l'équipe municipale en place disposait de toutes les marges de manoeuvre nécessaires pour appliquer son programme municipal. En deux exercices budgétaires seulement, l'endettement s'est envolé et nos marges se sont réduites. Dès le mois de mars 2022, nous alertions le Maire et son équipe sur la hausse à venir des coûts de l'énergie, des matières premières ainsi que de leurs conséquences sur l'équilibre financier de notre collectivité : Bordeaux aurait pu et aurait dû anticiper la crise financière que vont connaitre la ville et ses habitants cet hiver !

La crise inflationniste frappe de plein fouet le pouvoir d'achat des Bordelaises et des Bordelais comme celui de tous les Français. Nous nous opposerons fermement à ce que la facture énergétique de la ville soit mise à la charge des Bordelais, et voterons contre toute hausse de la fiscalité locale au cours du mandat.

Nous souhaitons également un moratoire sur les hausses de tarifs dans les établissements culturels et sportifs (comme les piscines) mais aussi sur les tarifs de la restauration scolaire. À ce sujet, notre inquiétude porte notamment sur l'impact de la hausse du coût des matières premières et de l'alimentation sur le coût de préparation des repas.

Nous réclamons, enfin, que les 19 millions d'euros de manque pour la ville soient financés uniquement par des économies de fonctionnement et le décalage dans le temps de certains investissements.

Nous serons attentifs à l'ensemble de ces points, pour préserver le pouvoir d'achat des Bordelaises et des Bordelais lors du vote du budget pour l'année 2023.