ALERTE POLLUTION - 26/01/22 - 8h - L'ATMO Nouvelle-Aquitaine annonce une pollution atmosphérique aux particules en Gironde. La procédure d'alerte est donc déclenchée. La principale mesure est l'abaissement temporaire de 20 km/h des vitesses maximales autorisées sur les voiries non urbaines sans toutefois descendre au-dessous de 70 km/h.
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Défi de Janvier / Dry January 2022

Dry January 2022
A l'occasion du Défi de Janvier 2022, la Ligue contre le cancer fait le point sur la consommation d'alcool des Français et souligne l'impact de la crise sanitaire sur les comportements. Elle appelle à une remobilisation !
Alors que l'alcool est le 2e facteur de risque de cancers évitables (voies aérodigestives supérieures, oesophage, foie, sein et côlon) et entraîne plus de 41 000 décès par an en France (par cancers ou autres maladies), la Ligue s'inquiète d'une consommation d'alcool dangereusement banalisée et d'une sous-estimation des risques liés.

Une consommation d'alcool banalisée et, pour certains, accentuée en raison de la crise sanitaire
Près de 9 Français sur 10 déclarent boire (86%) et 31% d'entre eux dépassent les seuils recommandés par Santé Publique France : 2 verres par jour, pas tous les jours, ou 10 verres par semaine maximum (source : Santé Publique France).
Les jeunes (18-24 ans) sont particulièrement exposés : 78% d'entre eux déclarent boire de l'alcool et 45% en consomment au-delà des recommandations.
L'impact de la crise sanitaire sur les comportements est flagrant : 17% des participants à l'étude estiment boire davantage depuis le début de la pandémie. Un taux qui grimpe à 30% parmi les personnes ayant une consommation à risque et à 28% parmi les jeunes de 18 à 24 ans.
 
Des consommations plus importantes lors des week-ends et événements festifs
Si 10% seulement des Français déclarent qu'il est difficile de s'abstenir de boire la semaine, le chiffre grimpe à 22% le week-end. Cette proportion atteint 1 personne sur 3 parmi les fumeurs. Les gros buveurs sont, quant à eux, 50% à ne pas pouvoir résister à l'appel de la boisson lorsqu'arrive la fin de la semaine. Largement associé aux moments festifs, l'alcool est souvent déclaré comme incontournable lors des soirées entre amis et des repas en famille.

Les moments où il est difficile de s'abstenir de boire pour les Français 
  • Les soirées entre amis : 55% 
  • Les repas en famille : 51%
  • Les événements professionnels : 9%
  •  Les moments de déprime : 7%
  • Les situations de stress : 7%
  • Après une mauvaise nouvelle : 7%
  • Quand ils sont seuls : 6%
  • Quand l'ennui arrive : 6%
  • Aucun des événements cités : 31%

La consommation d'alcool pour faire face à des périodes difficiles (déprime, stress, mauvaises nouvelles, etc) concerne une petite part de la population (7% des Français) mais représente une pratique plus courante parmi les personnes en recherche d'emploi, celles disposant de faibles revenus et celles dont la consommation d'alcool est excessive de façon générale. Le fait de boire pour contrer la solitude est plus présent parmi les Franciliens (10% contre 6% sur l'ensemble de l'Hexagone).

Les Français connaissent bien les recommandations liées à l'alcool mais minimisent les risques
On note la très bonne notoriété des repères énoncés par Santé Publique France, qui sont connus de 73% des interrogés. Par contre, s'agissant de la toxicité de l'alcool en fonction de la quantité ingérée, la moitié des Français place spontanément le seuil à 2 verres alors que celle-ci est avérée dès le premier verre, majorant les risques de cancers.

Des phénomènes intéressants concernant les personnes consommant de l'alcool de manière excessive sont à noter :
  • S'ils connaissent mieux les repères (à 81%), ils sont aussi moins sensibles au seuil de toxicité de l'alcool, qu'ils rapprochent des 3 verres, comme les 18-24 ans.
  • Les 31% des Français qui dépassent les recommandations de santé publique boivent en moyenne plus de 12 verres d'alcool par semaine.
  • Les consommations à risque concernent davantage les hommes (41%) et sont souvent couplés au tabagisme : 44% des fumeurs déclarent une consommation d'alcool au-dessus des repères.

Les bénéfices du Défi sont largement reconnus par les Français mais y participer reste un challenge
Une large majorité des Français reconnaissent les bénéfices d'une pause dans leur consommation d'alcool pendant 1 mois sur leur poids (89%), leur énergie (88%), leur concentration (85%) et leurs finances (84%). Viennent ensuite le sommeil (82%), les relations familiales (69%) et les relations professionnelles (66%). Le Défi de janvier porterait bien son nom, car il semble en effet difficile de ne pas consommer d'alcool pendant 30 jours pour 29% des Français et pour 59% des gros buveurs.

Défi de Janvier / Dry January : une notoriété qui s'accroît
41% des interrogés connaissent le Défi de Janvier, une notoriété qui reste meilleure chez les jeunes et les CSP+ mais moindre chez les fumeurs et les personnes aux plus faibles revenus. Par ailleurs, ceux qui pensent participer (35%) sont surtout ceux qui ont déjà une consommation en dessous des repères recommandés.