Centre

Rue de la Rousselle : point de situation

Centre ville
Publié le vendredi 16 juillet 2021

Suite à l'effondrement de deux immeubles aux 19 et 21 de la rue de la Rousselle dans la nuit du dimanche 20 au 21 juin : point de situation de vendredi 16 juillet 2021.

Rappel des faits et rapport d'expertise

Rappel des faits
Deux bâtiments se sont effondrés dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 juin, blessant 3 personnes, aujourd'hui hors de danger. L'un des immeubles appartenant à un bailleur privé, vide de locataires, devait faire l'objet d'importants travaux. Le second était occupé par 9 personnes. Pour prévenir tout nouveau risque d'effondrement, un périmètre de sécurité a été instauré et les 13 autres immeubles voisins évacués, dès le lundi 21 juin, soit près de 130 personnes directement impactées. 

Quels sont les immeubles concernés par les mesures d'urgence ?
A la demande de la Ville de Bordeaux, un expert technique a été désigné par le Tribunal administratif de Bordeaux le 24 juin pour examiner l'état des bâtiments effondrés rue de la Rousselle et les risques encourus pour les immeubles voisins, dans le cadre des procédures de mise en sécurité. Il a constaté que l'effondrement des 19 et 21 rue de la Rousselle le 21 juin dernier entraîne un risque fort d'écroulement pour les immeubles mitoyens (15, 17, 23 et 25 rue de la Rousselle) par un effet domino. Les immeubles en face, côté pair de la rue de la Rousselle (du 20 au 32), subissent et pourraient subir des impacts dus à l'effondrement et aux autres effondrements qui pourraient advenir et sont également concernés par le périmètre de sécurité et d'évacuation.

Les travaux de sécurisation ont débuté
Le 28 juin, l'expert technique, désigné par le Tribunal administratif de Bordeaux pour examiner l'état des bâtiments effondrés rue de la Rousselle et les risques encourus pour les immeubles voisins, confirmait le périmètre de sécurité et préconisait de sécuriser la zone et ses occupants et le démarrage les travaux de sécurisation. Au regard du caractère d'urgence, l'expert demandait que les travaux de sécurisation soient entrepris dans les 10 jours.

Au terme de ce délai, la Ville n'a pu que constater que les propriétaires n'ont pas été en mesure de s'organiser pour mettre en place une maîtrise d'oeuvre et répondre aux exigences de sécurisation. Aussi, après avoir prévenu les propriétaires et émis les arrêtés nécessaires, la Ville se substitue aux propriétaires.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Un chantier en 3 phases
Ce chantier exceptionnel, de par sa dangerosité pour les équipes qui y interviennent, se déroulera en 3 phases.
  • Phase 1 : sécurisation des façades côté impair et dans l'impasse
    L'objectif de la première phase est de sécuriser les façades des bâtiments encore à risque d'effondrement, notamment les n°17 et 23, et de poser un renfort côté impasse Fauré. Avant toute intervention, les façades ont été équipées de détecteurs de mouvement.En parallèle, les entreprises ont préparé leurs interventions sur site.
    Concernant l'impasse Fauré, la tour de contreventement nécessaire à la stabilisation des murs entre le 25 et le 27 de la rue de la Rousselle est en cours de pose. Un tunnel piéton permettra le passage des ouvriers et des habitants tout en tenant les façades sur la hauteur. Puis viendra l'installation d'étais entre les planchers dans les bâtiments mitoyens des immeubles écroulés. Au cours de cette phase de sécurisation particulièrement risquée, personne n'est admis à entrer dans le périmètre de sécurité, hormis les équipes d'intervention professionnelles. Les lieux sont gardiennés nuit et jour. Après cette phase de préparation, le démarrage du chantier est prévu à compter du lundi 19 juillet et les entreprises pourraient être amenées à travailler le samedi.
     
  • Phase 2 : évacuation des gravats et sécurisation temporaire (immeubles côté pairs)
    A l'issue de la première phase, il pourra être donné accès aux gravats pour les besoins de l'enquête judiciaire en cours visant à déterminer les responsabilités. Le chantier pourra reprendre une fois l'autorisation obtenue des services judiciaires. Cette 2e phase consistera à l'enlèvement des gravats dans la rue et l'étrésillonnement
    des façades côté pair du périmètre de sécurité.
     
  • Phase 3 : murs pignons des bâtiments mitoyens des immeubles effondrés
    Cette phase consiste à sortir les gravats à l'intérieur des immeubles effondrés puis à consolider simultanément les murs pignons des immeubles mitoyens du 19 et du 21.

Le calendrier ne peut être organisé de la même manière que celui d'un chantier de démolition ou de construction traditionnel, en raison de la fragilité actuelle des bâtiments. Les professionnels, en fonction de leurs observations au fur et à mesure du chantier, peuvent avoir à changer de méthode ou à faire évoluer le calendrier.

Avis d'un bureau d'études techniques
Lorsque ces travaux conservatoires seront terminés, un bureau d'études techniques devra rendre une attestation de solidité pour permettre le retour des habitants.
La réintégration des logements ne sera possible que lorsque tout danger sera écarté.

Quel est le rôle de la Ville ?

Dans le cas d'effondrement d'immeubles, comme cela s'est produit rue de la Rousselle le 21 juin dernier, ou de mise en sécurité d'immeuble, le rôle de la Ville est multiple :
  • Son premier rôle est la mise en sécurité humaine immédiate. Il s'agit de mettre en sécurité les occupants et les usagers de la voirie. Cela a été fait immédiatement après le sinistre : un périmètre de sécurité a été réalisé et près de 130 personnes ont été évacuées. Pour les personnes qui n'ont pas de solution, la Ville a mis en oeuvre des solutions provisoires d'hébergement ou de relogement.
  • Sur la base du rapport établi par un architecte de la mission « astreinte immeubles dangereux », la Ville saisit le Tribunal Administratif dans le cadre d'une procédure d'urgence afin que ce dernier désigne un expert. L'expert a pour mission de visiter, dans les 24 heures suivant sa nomination, les immeubles sinistrés et les mitoyens et d'identifier plus précisément les risques persistants ainsi que les mesures techniques indispensables permettant de circonscrire les dangers identifiés.
  • Sur la base du rapport rendu par l'expert, le Maire, en sa qualité d'autorité de police, prend un arrêté municipal de mise en sécurité à destination des propriétaires ou représentants des propriétaires (syndics de copropriété) prescrivant les mesures indispensables de mise en sécurité assorties d'un délai de mise en oeuvre, nécessairement court.
  • La Ville s'assure que les travaux de mise en sécurité sont réalisés conformément aux prescriptions et dans les délais impartis.
  • Elle ne lève les arrêtés de mise en sécurité que lorsque tout danger est écarté.
  • Parallèlement ou à l'issue de cette procédure d'urgence, définie à titre conservatoire, le Maire peut diligenter une procédure visant à mettre fin définitivement au danger en prescrivant des mesures de mise en sécurité définitive. Cette procédure s'inscrit dans le temps.

Eau, électricité, gaz

L'eau, le gaz et l'électricité sont coupés dans le périmètre de sécurité. Les fluides ont été rétablis dans le quartier à l'exception de l'eau de trois immeubles situés cours Alsace Lorraine et dont le point d'alimentation se trouve rue de la Rousselle.
Une intervention importante est nécessaire dans le cours d'Alsace Lorraine (avec burinage), entraînant une coupure de la circulation à venir. Le premier procédé proposé par Suez, nécessitant de percer la chaussée à plusieurs endroits, a été refusé par les experts en bâtiment en raison des risques liés aux vibrations. Suez recherche actuellement une autre solution.
Les racks d'alimentation en eau potable sont toujours installés du côté de la Chapelle Saint Jean et sur la place Raymond Colomb.

Soutien aux sinistrés

La mairie aux côtés des sinistrés
La Ville accompagne les habitants sinistrés et aide celles et ceux qui n'ont aucune solution de relogement. 

Pour toute demande, la mairie de quartier Bordeaux Centre est à disposition des habitants
par téléphone : 05 24 57 68 90 ou par courriel : Proximite.centre@mairie-bordeaux.fr

Cellule Vict'Aid
Les sinistrés sont invités à s'adresser à Vict'Aid qui peut les accompagner tout au long de la procédure pénale au plan juridique, psychologique et social.
Vict'Aid - 63 cours Georges Clémenceau - 33000 Bordeaux
Téléphone : 05 56 01 28 69  - Courriel : victaid@institut-don-bosco.fr

Agence Départementale d'Information sur le Logement de la Gironde (ADIL 33)
Les sinistrés et riverains, ainsi que l'ensemble des personnes concernées par une situation d'habitat indigne, peuvent s'adresser à l'ADIL pour obtenir des renseignements personnalisés et gratuits. L'ADIL a une mission de conseil y compris juridique sur l'habitat, les relations entre propriétaires et locataires, les assurances, les démarches à effectuer.
ADIL 33
Téléphone : 05 57 10 59 43 - Courriel : contact@adil33.com